Sanctions sur les engrais russes et biélorusses : une menace pour les exploitations agricoles françaises
- FDSEA52

- 4 juil. 2025
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Depuis le 1er juillet 2025, l’Union européenne a renforcé les droits de douane sur les engrais importés de Russie et de Biélorussie, qui représentaient jusqu’à 30 % des volumes entrants dans l’UE. Une décision prise sans étude d’impact, que la FNSEA a fortement contestée, en alertant le gouvernement et les eurodéputés dès le début du processus.
Une décision aux lourdes conséquences
La FNSEA dénonce une mesure qui :
Alourdit les charges des agriculteurs, déjà sous forte pression (jusqu’à 21 % des charges dans certaines exploitations dépendent des engrais).
Aggrave les distorsions de concurrence, les agriculteurs européens payant déjà plus cher leurs intrants que leurs concurrents hors UE.
Met en péril la sécurité d’approvisionnement en engrais, alors que les fournisseurs alternatifs ne suffisent pas à compenser les volumes russes.
Des droits de douane croissants
Le nouveau cadre prévoit une hausse progressive des droits :
6,5 % ad valorem + 40 à 95 €/tonne entre 2025 et 2027
Jusqu’à 430 €/tonne à partir de juillet 2028
Des quotas déclencheront automatiquement des surtaxes si les seuils annuels sont dépassés. Un suivi des prix sur 4 ans est annoncé par la Commission.
La mobilisation de la FNSEA
Face à cette décision, la FNSEA a :
Demandé le report de la mesure et proposé des alternatives concrètes pour diversifier les approvisionnements hors Russie.
Réclamé la suppression des droits sur les engrais provenant de pays tiers (hors Russie et Biélorussie).
Suggéré la suspension des taxes antidumping sur les engrais américains et caribéens.
Défendu l’exclusion temporaire des engrais du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM), qui doit entrer en vigueur en 2026.
La FNSEA appelle aussi à la création d’un comité national de suivi des engrais, pour anticiper les effets de marché et sécuriser les filières.
Conclusion : La Commission a fait le choix d’une réponse géopolitique, au détriment de la compétitivité agricole européenne. La FNSEA restera vigilante et continue de se mobiliser pour défendre les intérêts des agriculteurs face à cette décision aux impacts économiques majeurs.





